Le président américain Donald Trump a confirmé avoir autorisé des opérations secrètes de la CIA au Venezuela en réponse à l’immigration massive et au trafic de drogue, tout en menaçant de frappes terrestres, aggravant les tensions avec le président vénézuélien Nicolás Maduro qui dénonce une violation du droit international.
À Washington, Donald Trump a annoncé mercredi avoir donné le feu vert à la CIA pour des actions secrètes au Venezuela, invoquant l’arrivée de migrants libérés des prisons vénézuéliennes et le flux de drogue par voie maritime, selon des déclarations rapportées par le Council on Foreign Relations et WUFT News.
Confirmation des opérations de la CIA par Donald Trump
Donald Trump a publiquement reconnu l’autorisation donnée à la CIA pour mener des opérations couvertes à l’intérieur du Venezuela, quelques heures après une révélation du New York Times, comme l’indique le Council on Foreign Relations. Selon WUFT News, interrogé dans le Bureau ovale, Trump a expliqué ses motifs : “J’ai autorisé pour deux raisons, vraiment. Numéro un, ils ont vidé leurs prisons dans les États-Unis d’Amérique. Et l’autre chose, les drogues, nous avons beaucoup de drogues venant du Venezuela, et beaucoup de drogues vénézuéliennes arrivent par la mer.”
Trump a ajouté que son administration envisageait des opérations terrestres dans la région, sans préciser si la CIA avait mandat pour cibler directement le président Nicolás Maduro, d’après les mêmes sources. Cette annonce intervient après une série de frappes militaires américaines contre des bateaux soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes, ayant détruit au moins cinq embarcations depuis début septembre et tué 27 personnes, dont quatre en provenance du Venezuela, selon WUFT News.
Comme rapporté par le Council on Foreign Relations, Trump a affirmé que ces actions avaient “presque totalement arrêté” le trafic de drogue par mer et qu’elles viseraient désormais les voies terrestres, qualifiant les cibles de “narcoterroristes”.
Contexte des frappes et réactions du Venezuela
Le département d’État vénézuélien a condamné les actions de Donald Trump comme contraires à la paix et à la stabilité du Venezuela, violant le droit international, selon le Council on Foreign Relations. Nicolás Maduro a rejeté l’idée d’une guerre, dans un contexte de pression accrue de Washington accusant son gouvernement de faciliter l’inondation de drogues illégales aux États-Unis.
Frappes de drones attribuées à la CIA
Selon des sources de l’Associated Press citées dans une vidéo YouTube, la CIA serait derrière une frappe de drone la semaine dernière contre une zone de docking utilisée par des cartels de drogue vénézuéliens, marquant une escalade significative dans la campagne de pression contre le gouvernement de Nicolás Maduro. Donald Trump a confirmé lundi avoir visé une zone de chargement de bateaux de drogue au Venezuela, sans préciser si l’attaque relevait de l’armée ou de la CIA, d’après la transcription de la vidéo AP.
Déclarations officielles et oppositions au Congrès
Début octobre, l’administration Trump a déclaré les cartels de drogue comme combattants illégaux et proclamé un “conflit armé” avec eux, justifiant les actions militaires pour stopper l’arrivée de drogues aux États-Unis, rapporte WUFT News. Cette mesure a suscité la colère au Congrès des deux partis, qui reproche à Trump de s’engager dans un acte de guerre sans autorisation législative.
La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a déclaré que l’autorisation de la CIA, les frappes et les suggestions d’opérations terrestres “font glisser les États-Unis vers un conflit ouvert sans transparence, surveillance ou garde-fous apparents”, selon le Council on Foreign Relations. Les républicains du Congrès ont exprimé des réserves en privé.
Implications et escalade des tensions
Les États-Unis ont mené au moins 30 frappes contre des bateaux de drogue dans le Pacifique Est depuis le 2 septembre, selon une vidéo de LiveNOW from FOX, dans une campagne plus large contre les cartels violents. Le Council on Foreign Relations note que Trump a averti que les jours de Nicolás Maduro au pouvoir sont comptés, accusant son régime de narcoterrorisme.
Cette doctrine ouvre des pouvoirs légaux extrêmes, mais l’administration n’a pas convaincu sur la comparaison avec al-Qaïda ni sur les limites de cette approche, d’après des analyses citées par le Council on Foreign Relations. À Caracas, le ministère des Affaires étrangères vénézuélien voit dans ces moves une agression directe.
Donald Trump a confirmé les opérations secrètes de la CIA au Venezuela motivées par l’immigration et le trafic de drogue, après des frappes ayant tué 27 personnes, tandis que Nicolás Maduro et des parlementaires américains dénoncent une escalade risquant un conflit ouvert, selon les rapports du Council on Foreign Relations, WUFT News et Associated Press.
